Le pachira est apprécié pour son tronc tressé et son feuillage luxuriant. Avec le temps, il peut toutefois produire de nouvelles pousses directement sur le tronc, parfois à la base de la plante ou entre les tresses. Cette apparition surprend souvent les propriétaires, qui se demandent s’il faut les conserver ou les supprimer. Dans la plupart des cas, ces jeunes rameaux sont le signe que la plante est en bonne santé. Reste à savoir s’ils sont compatibles avec la forme que vous souhaitez donner à votre pachira.
Pourquoi des pousses apparaissent-elles sur le tronc ?
Si vous voyez apparaître de petites tiges directement sur le tronc de votre pachira, inutile de penser immédiatement à une maladie. Au contraire, cela signifie souvent que la plante est en pleine croissance.
Le pachira possède des bourgeons dormants répartis sur son tronc. Ils restent invisibles pendant des mois, puis se réveillent lorsque les conditions deviennent favorables. Une période de forte luminosité, l’arrivée du printemps ou encore un rempotage peuvent suffire à déclencher leur développement.
Il est également fréquent de voir apparaître de nouvelles pousses après une taille. En supprimant une branche, la plante cherche naturellement à produire de nouveaux rameaux pour poursuivre sa croissance. Ce comportement est normal et montre que le pachira dispose encore de suffisamment de réserves pour fabriquer de nouvelles feuilles.
Faut-il supprimer ces pousses ?
Il n’existe pas une seule bonne réponse. Regardez simplement votre pachira. Si vous appréciez sa silhouette actuelle, avec un tronc bien dégagé et un feuillage concentré au sommet, retirez les jeunes pousses dès leur apparition. Elles sont encore tendres et la coupe laissera très peu de traces.
À l’inverse, si votre plante vous paraît un peu clairsemée ou que vous aimez les végétaux plus fournis, vous pouvez parfaitement les laisser grandir. Elles finiront par produire leurs propres feuilles et modifieront progressivement la silhouette du pachira.
Beaucoup de pachiras vendus en jardinerie sont régulièrement taillés pour conserver leur forme caractéristique. Chez vous, rien ne vous oblige à reproduire cet aspect si vous préférez un développement plus naturel.
Comment retirer une pousse proprement ?
N’attendez pas que la pousse mesure vingt ou trente centimètres. Plus elle grandit, plus sa base s’épaissit et plus la coupe devient visible.
Lorsque le rameau est encore jeune, un petit sécateur bien propre suffit. Coupez au ras du tronc, sans entamer l’écorce. Il est inutile de laisser un morceau de tige dépasser, car il finira par sécher et restera peu esthétique.
Évitez également d’arracher la pousse avec les doigts. Même si elle paraît souple, vous risquez d’emporter un petit morceau d’écorce en tirant dessus. Une coupe nette est toujours préférable.

Ces pousses affaiblissent-elles la plante ?
Une pousse ne va pas épuiser un pachira en bonne santé. En revanche, si votre plante manque déjà de lumière, si ses feuilles jaunissent ou si sa croissance est très lente, chaque nouveau rameau utilisera une partie des réserves disponibles. Dans ce cas, supprimer les pousses secondaires peut permettre à la plante de concentrer davantage d’énergie sur son feuillage principal.
À l’inverse, un pachira vigoureux produit souvent plusieurs nouvelles tiges sans que cela ne pose le moindre problème. L’apparition de ces pousses est même souvent le signe que les conditions de culture lui conviennent.
Peut-on utiliser ces pousses pour faire une bouture ?
Lorsque les nouvelles tiges sont suffisamment développées, elles peuvent parfois être utilisées pour tenter un bouturage. La réussite dépend toutefois de plusieurs facteurs, notamment de la maturité de la pousse et des conditions de culture. Les rameaux encore très jeunes sont généralement plus fragiles.
Si vous souhaitez multiplier votre pachira, il est souvent préférable de prélever une tige suffisamment vigoureuse portant plusieurs feuilles bien développées.
Même si toutes les boutures ne reprennent pas, cette méthode permet parfois d’obtenir une nouvelle plante sans toucher à la structure principale.